Grande et petite histoire de Rochecorbon

 

I er avant JC

 
Oppidum gaulois de la fin de l'âge du fer sur le site de Château-Chevrier.
Un oppidum est un lieu de refuge public, caractéristique de la civilisation celtique, dont les défenses naturelles ont été renforcées par des travaux collectifs. Il est souvent situé sur un lieu élevé (une colline ou un plateau) Wikipedia
IXe

 
 
Le seigneur des lieux habite très probablement à la Vaudanière, désignée sous le terme d'oppidum. C'est au siècle suivant que suite à la construction du château le village se rapprochera de la Loire.
 Le prochain lieu près de la Loire sera commu sous la dénomination Pagus Vodanus.
853
Les Normands envahissent la région. Ils détruisent notamment l'Abbaye de Marmoutier après avoir tué les moines qui s'y trouvaient.
 
860
L'archevêque de Tours, Hérard, fait don du domaine de Monteau (villa Monticellis, Les Montants, Monteau) à l'abbaye de Cormery.
C'est la plus ancienne maison connue de Rochecorbon.
886
Charles le Gros confirme au Chapître de Tours sa possession de Monteau (Villa de Monticellis).
     
Xe

 
 
Construction du premier château fort de Rochecorbon par Hardouin, archevêque de Tours (960-980). Il comptait parmi les six existant en Touraine à cette époque. Hardouin le donnera à son neveu Corbon, premier seigneur connu de Rochecorbon. La légende dit que le Chevalier Corbon se fit appeler Corbon des Roches lorsqu'il prit possession du château (Castrum de Rupibus).
Corbon, chevalier, seigneur Des Roches, neveu de Hardouin, archevêque de Tours, vivait sur la fin du dixième siècle. C'était l'un des plus riches seigneurs de la Touraine.
903
Nouvelle invasion des Normands qui détruisent l'église Saint-Martin de Tours.
L'église sera reconstruite en 916.
908
9 des calendes de juillet : le nom de Corbon ou Corvon apparaît pour la premère fois dans le texte d'un jugement rendu à Tours par Thibaud, vicomte de Tours.
Corbon aura 3 fils : Corbon (Corbon II, seigneur des Roches), Hardouin trésorier de Saint-Martin de Tours et archevêque de Tours de 960 à 980, et Géroult.
923
L'Abbaye de Tournus en Bourgogne entend garder le trésor mis en sûreté chez elle par les moines du Mont-Glonne en Anjou, qui avaient fui les invasions normandes. Dans ce trésor se trouvent les reliques de Saint-Florent. Le moine Absalon, dépité d'apprendre cette situation part pour Tournus et, pendant une grande fête, se rend à la cachette, prend les ossements du saint et revient vers l'Anjou. Poursuivi et presque rattrapé à plusieurs reprises il parvient à atteindre la Roche-Corbon en Touraine où il est sauvé.
Par la suite, en passant à Mur, Absalon cherche une cachette pour ses précieuses reliques. Il aperçoit une grotte au-dessus d'une fontaine d'eau limpide. Il cache les reliques dans cet abri providentiel. Sans être le moins du monde artiste, il occupe alors ses jours à sculpter au couteau dans la pierre, une Vierge tenant son fils descendu de la croix. L'œuvre est rustique mais la foi fait merveille. Ayant appris que le Comte de Blois et de Tours, Thibault-le-Tricheur se trouve à Doué, il va le trouver pour lui demander de faire bâtir une église pour y déposer les reliques. C'est ainsi que, le 2 mai 950, l'église de Saint-Florent près Saumur est consacrée. Les reliques y sont déposées. Absalon, quelques années plus tard, repartira vers Saint-Florent-le-Vieil.
984
Corbon des Roches (Corbon III, seigneur des Roches) est le premier seigneur de Touraine qui emploie dans ses titres la formule "par la grâce de Dieu", affectée particulièrement aux rois ou aux comtes souverains.
Son nom apparaît pour la première fois en 979 dans une charte dans laquelle Gaudalbert des Roches abandonnait ses prétentions sur un fief.
En 984 il donne ses propriétés de Nouzilly à l'archevêque de Tours Théotolhon pour qu'il reconstruise le monastère Saint-Julien de Tours qui venait d'être pillé par les barbares.
     
XIe

 
 
Construction de l'église Notre-Dame de Vosnes (future église de Rochecorbon).
Elle sera agrandie au XIIème siècle, remaniée au XVème et restaurée en 1862 et 1921, et vers 1960
 
Construction de l'église de Saint-Georges (future chapelle de Saint-Georges).
Remaniée et agrandie au XIIè siècle. Le porche primitif en plein cintre modifié au XIIème a été condamné lors de la construction d'une maison à l'Ouest.
1014
Corbon des Roches (Corbon IV) confirme le don fait par son père en 984 et le fait ratifier en 1014 par le roi Robert par charte, dans laquelle il prend le titre de chevalier.
 
1032
Tedasius Des Roches, fils de Corbon, effectue un pèlerinage en Terre Sainte. Il mourra, ainsi que son quatième fils Raoul, en 1044 en Terre Sainte.
 
1077
1er juin : décès au château de Rochecorbon de Sulpice d'Amboise, fils de Lysois, seigneur de Bazougers, sénéchal d'Anjou. Sa soeur Sibille était l'épouse de Thibaud des Roches.
 1077 ou 1080 ?
1093
Thibault des Roches, petit-fils de Corbon, fortifie son château sans le consentement de Foulques le Réchin, comte héréditaire de Touraine et d'Anjou. Celui-ci n'admet pas les initiatives de son vassal et détruit les fortifications.
Thibaud des Roches (+ 1088), fils de Thedasius. Il fit fortifier le château ; défendit Cahumony contre Thibaud V de Blois. Il épousa Sybille, fille de Lisois d'Amboise et d'Hersande de Buzançais. Il eut plusieurs enfants, dont Robert et Guillaume
1095
Robert, fils de Thibaut des Roches, peut fortifier à nouveau son château après en avoir demander l'autorisation cette fois.
 
1096
Suite à la demande du pape Urbain II pour soutenir la première croisade en Terre Sainte contre les Infidèles, Robert des Roches donne à l'Abbaye de Marmoutier une île de la Loire située face à cette abbaye.
 
     
XIIe

 
 
Henri de Brion nait et grandit au bas de la Lanterne de Rochecorbon. Il sera trésorier de Saint Martin de Tours, évêque de Beauvais, puis archevêque de Reims où il participera à la création de la cathédrale.
 
1113
Robert des Roches entreprend la reconstruction du château de Rochecorbon et des fortifications au nord, les autres directions bénéficiant de défenses naturelles. Le château se trouvait en retrait par rapport au rebord du coteau.
 
1150
Sulpice, l'un de ses fils, étant tombé malade, Robert des Roches sollicite pour lui l'habit religieux après de l'abbé de Marmoutier auquel il délaisse, par reconnaissance, la dîme de la pêche en la rivière de Scisse (Cisse).
 
1157
Une charte cite une chapelle Saint-Jacques située dans l'enceinte du château de Rochecorbon  : elle était alors desservie par un prêtre nommé Vitel.
 
1189
Le château de Rochecorbon est pris d'assaut en trois jours par Richard Cœur de Lion. Il voulait enlever la Touraine à son père Henri II Plantagenet.
Richard Cœur de Lion sera tué en 1199 alors qu'il tentait d'assiéger le château Chalus près de Limoges.
1195
Sur le territoire de Rochecorbon a lieu un sérieux accrochage entre les Anglais venus du nord et les Français venus du sud, au lieu appelé Voligny. Les Anglais enfouissent un trésor enfermé dans une caisse. Un an plus tard, ceux-ci venant le récupérer, se font massacrer. Le trésor y serait donc encore.
 
1199
Guillaume des Roches, seigneur de Rochecorbon, est nommé sénéchal des trois provinces d'Anjou, Maine et Touraine.
 
     
XIIIe

 
 
Les religieux de l'Abbaye de Marmoutier doivent au seigneur de Mosnuy (Mauny), aux termes de l'Assomption, de la Saint-Martin d'hiver, de Noël, de Pâques et de la Pentecôte, deux pains de deux livres chacun, l'un échaudé et l'autre non, et trois chopines de vin, le tout payable devant la croix de Saint-Germain, près de la chapelle de Saint-Germain sur la paroisse de Saint-Georges, entre les heures de tierce et de sexte. Le jour de la Chandeleur ils doivent au même seigneur quatre livres de cire nouvelle.
 
1202
Philippe-Auguste fait le siège de la ville d'Arques en Normandie, quand il a connaissance de la prise de la ville de Tours. Aussitôt il leve le siège, et marche avec son armée vers la Touraine. Le gouverneur de place après une défense héroïque capitule le 20 août 1202. Le roi, à la recommandation de Guillaume des Roches, sénéchal des trois provinces, en donne le gouvernement à son cousin Geoffroy des Roches, seigneur de Roche-Corbon.
1203
La Touraine passe définitivement à la couronne de France.
 
1204
Philippe Auguste crée le titre de Chevalier Banneret et, sans doute pour se rapprocher la noblesse tourangelle, l'accorde à 50 Grands de Touraine, dont le seigneur Robert III de Brenne (seigneur de Rochecorbon).
Ce titre donnait le droit de porter dans l'armée du roi une bannière dont la flamme était quadrangulaire (alors que celle des simples chevaliers était triangulaire), mais à la condition d'amener à leur suite un contingent de 50 lances, des archers et des arbalétriers.
1204
Guillaume des Roches est nommé sénéchal héréditaire des trois provinces (Anjou, Maine, Touraine).
Amaury I de Craon lui succédera en 1222.
1209
mai : dans une charte, Robert de Brenne (III), seigneur des Roches, est appelé pour la premère fois seigneur de Roche-Corbon.
 
1214
Geoffroy de Brenne devient seigneur de Rochecorbon par son mariage avec Clémence, héritière du domaine.
 
1218
Jean de Faye, archevêque de Tours, restitue à la famille de Brenne le fort de la Vaudanière qui avait appartenu à ses ancêtres du vivant de Hardouin, oncle du Chevalier Corbon.
Le lieu est appelé Vodano oppido, indiquant que là fut l’ancienne résidence des premiers seigneurs de Rochecorbon.
1221
Citation de la chapelle Saint-Germain à Saint-Georges. Elle est citée la première fois dans une charte de Geoffroy de Brenne seigneur de Rochecorbon, en mars 1221, puis à nouveau dans un titre de 1740.
C'est une chapelle du XIIème siècle dont les petites fenêtres en plein cintre, étroites comme des meurtrières, font penser à une chapelle fortifiée.
1225
Don au Chapitre de Tours du domaine de Les Cartes sur lequel il y possédait une métairie.
 
1225
Le moulin de Touvoie (Molendinus de Tevoie) relève du fief du Crochet.
Le moulin actuel date du XVè siècle.
1250
Le fief de Mosny appartient à Pierre Lhuissier.
 
1256
Le village de Saint-Georges s'appelle « Parochia S. Georgii » (d'après une charte de Marmoutier), puis « Parochia S. Georgii super Ligerium » (au XIIIème siècle, d'après un cartulaire de l'Archevêché de Tours), puis Saint-Georges-sur-Loire lez Marmoutier, en 1536, et, pendant la Révolution en 1793, Georges du Petit Rocher.
 
1256
Le château fief de Saint-Georges appartenant à Philippe Patrix s'appelle Salle d'Enfer. Il conservera le même nom en 1300, puis deviendra Terre d'Enfer en 1411, Hôtel Noble de la Salle en 1659, puis enfin la Salle Saint-Georges.
C'était, à ce qu'on présume, un manoir d 'une certaine importance, et peut-être la demeure principale des hauts barons du lieu. Il n'en reste plus de traces autres qu'un escalier de cent vingt-deux marches et cinq paliers, communiquant de la base du coteau à son sommet, aboutissant dans la cour carrée du château.
1260
Pierre Lhuissier, propriétaire de Mosny, le cède à Pierre Massequin.
 
     
XIVe

 
1305
Philippe-le-Bel accorde à Isabelle de Sainte-Maure, dame de Montcontour et de Rochecorbon, la plus ancienne pancarte connue du péage des ponts de Tours.
Le péage sur la Loire sera un objet constant de contestation, de décrets royaux de suppression sans effet,...
1309
Pierre Massequin vend sa propriété de Mosny à Emery Sanglier, chanoine de Bayeux.
S'est appelé « Molnitus seu Canariae » au IXème siècle, et « Manérium de Malonido » en 1321, d'après une charte de Saint Martin. C'est un ancien fief relevant de la Salle Saint-Georges.
1319
Décès d'Emery Sanglier, propriétaire de Mosny. Dans son testament daté de 1316 il voulait que sa propriété soit vendue et que son prix serve à la conquête de la Terre Sainte. Ce testament ne fut pas exécuté. Mauny échut par héritage à Jean Patrix qui le donna à l'Abbaye de Marmoutier au mois d'avril 1319.
 
1336
Guillaume de Chargé possède sur son fief de Vauvert deux pièces de vigne.
 
~1350
Ingelger d'Amboise fait restaurer le château de Rochecorbon qui lui avait été donné en dot par Isabeau de Thouars, sa deuxième femme.

Tableau de Charles-Antoine Rougeot (1740-1797). Vers 1785
1368
Le château de Rochecorbon est habité par un capitaine gouverneur, Jean de Maillé, seigneur de Chançay.
 Dans un acte du 1er juillet 1368 ce Jean de Maillé, seigneur de Chançay, signale que les chanoines de Tours lui ont fourni 20 paroissiens rochecorbonnais pour assurer le guêt et la garde du château.
1374
11 juin : Guyon de Curzay rend hommage à son fief de Vauvert.
La légende dit qu'à cet endroit, au Moyen-Âge, se trouvait une léproserie.
1392
Naissance au château de Rochecorbon de Louis d'Amboise
 
1392
Le château de Saint-Georges appartient à Jean Patrix.
 
     
XVe

 
 
Consolidation et remaniement du château de Rochecorbon. Constrcution à l'un des angles du château d'une tour quadrangulaire qui subsiste encore et que tout le monde appelle « La Lanterne », haute de dix mètres. A gauche de celle-ci, à la même époque, petite construction (qui servait soit pour un élevage de vers à soie, soit de pigeonnier)
Bien des hypothèses surgissent sur le rôle exact de La Lanterne : tour de guet, fanal prévenant les garnisons alentour de l'approche d'un danger, guide à la navigation fluviale. Le plus important est qu'il signalait, de loin,  la présence du château et l'emprise du seigneur local.
  Construction du Moulin de Touvoie actuel.  
1411
Jean Patrix vend son domaine de Saint-Georges à Jean Peigné, qui le cèdera à son tour vers 1430 à Jean Dupuy.
 
1418
Jean Chardoine est le capitaine du château de Rochecorbon.
 
1424
Le château de Rochecorbon est emparé par les Anglais.
1427
6 octobre : la ville de Tours prend une délibération par laquelle on décide de donner deux mille cinq cents écus d'or au capitaine qui commande la garnison de Langeais, et cinq cents au commandant de Roche-Corbon pour les faire sortir de ces deux places. L'or fait ce que la force n'avait pu faire, et les deux places seront évacuées.
Depuis cette époque, le château tomba en ruine et ne fut jamais relevé.
1435
Jean Dupuy est seigneur de Saint-Georges-sur-Loire.
Le 19 février 1435 il transigera avec les religieux de Marmoutier au sujet de Mauny. Il était également conseiller de la Reine de Sicile !
1438
30 juin : édit prononçant la suppression du péage de Rochecorbon.
voir en 1523 et 1631
1438
Le domaine de La Roche appartient à Huette Estoubelle, veuve de Hardouin Viau.
 
1451
Maugouverne, capitaine de Rochecorbon, part à la tête de ses archers vers la Guyenne pour se battre contre les Anglais.
 C'est la ville de Tours qui lui offre l'étendard et la bannière.
1456
Jean Bonnefont possède le fief de Saint-Georges.
 
1463
Hardouin IX de Maillé devient Chambellan de Louis XI à qui il vend la seigneurie des Montils les Tours, à la condition de l'union des deux seigneuries de Maillé et de Rochecorbon et de la Vicomté de Tours sous une même foi et hommage. L'acte de vente est conclu le 15 février 1463 pour le prix de 1500 écus d'or.
Rochecorbon devient une baronnie en sous le vocable de baronnie de Maillé et de Rochecorbon. Ce n'est, en fait, qu'un titre honorifique qui lui donne les droits de Hauts Justiciers et de Châtelains, qu'il possédait auparavant.
1465
Comme en 1451, c'est cette fosi le successeur de Maugouverne qui part avec ses francs archers à guerre.
 La Ville de Tours prend à nouveau en charge l'étendard, ainsi que l'habillement en taffetas et soie de couleur noire et bleue.
1472
Le duc d'Alençon est transféré au château de Roche-Corbon pour y être interrogé par le chancelier assisté du comte de Dunois, de Jean Boulenger, premier président au parlement, ainsi que de plusieurs conseillers de la cour et du grand conseil.
Le 20 mars Etienne Moreau, sieur d'Armillé, conseiller et mâitre d'hôtel du roi, répond suite à la protestation des religieux de Marmoutier que si des gens de Parçay ont été forcés de faire le guet au château c'était simplement en raison de ce prisonnier particulier.
Louis XI avait, en 1461, rendu la liberté au duc d'Alençon, que Charles VII, en 1458, avait fait enfermer au château de Loches pour avoir conspiré contre l'état. L'indulgence dont Louis XI avait usé envers lui, loin de lui inspirer de la reconnaissance, ne servit qu'à le rendre plus coupable encore ; car étant parvenu à rentrer par adresse dans son château d'Alençon le seigneur du Lude lui conseilla de mettre toutes ses places sous la protection du duc de Bourgogne. C'était blesser le roi par son endroit le plus sensible, d'après la haine qu'il portait à Charles-le-Téméraire. Aussi, dès qu'il fut averti de ce projet, il expédia Tristan-l'Hermite, prévôt de son hôtel, qui arrêta le duc d'Alençon le 8 mai 1472, et l'amena à Tours devant le roi ; qui l'envoya à Loches. Il y resta pendant trois mois, et fut ensuite transféré au château de Roche-Corbon
1475
Raoulin le Boucher, marié à Alienor Dupuy, possède le fief de Saint-Georges.
 
1480
Jean Toreau, bourgeois de la ville de Tours, possède le fief de Saint-Georges.
 
1481
Jacques de Brézé, grand sénéchal de Normandie, avait été condamné au sujet du meurtre de sa femme à une amende de 100 000 écus or. Mis dans l'impossibilité de payer cette somme il est enfermé le 24 septembre au château de Rochecobon. Il en ressortira un mois plus tard après confiscation de tous ses biens.
 
1486
Hardouin IX fait rebâtir une partie des tours de son château de Luynes et construit dans l'enceinte un logis seigneurial plus élégant. A cette date, le château de Rochecorbon est définitivement abandonné pour cette demeure plus somptueuse.
 
     
XVIe

 
  Construction du château de Vaufoynard.  
1506
Raymond Garnier possède le fief de Saint-Georges.
 
1520
Gatien Barquin possède le fief de Villeseptier.
 
1520
Relevant du fief du Crochet La Millardère appartient à Gatien Barguin.
 
1523
7 septembre : arrêt confirmant le droit de péage du seigneur de Rochecorbon sur la Loire "en leur seigneurerie et chastellenie de Rochecourbon lequel péage se payera et acquittera en la manière qui s'ensuit : c'est assavoir : pour muy de bled et tout autre grain, mesure de Rochecourbon, 6 deniers tournois - pour pippe de vin, de quelque creu que ce soit, 4 d.t. - pour muy de sel, mesure de Paris, 6 d.t. - pour grand bâteau appelé mère, où y aura quatre muys de sel, mesure de Paris, et audessoubs, 4 s.t. pour sallage, et acquittera la mère les allèges - pour balle ou fardeau cordez de drap, de laine ou de drap d'escarlatte, ou autre drap de laine, quelqu'il soit, et de drap d'or ou d'argent, ou autre drap de soye, de quelque sorte qu'ilz soient, et de couverture, tapisserie, sarges, laines, chanvres et lins 4 d.t., et pour gibbe, 8 d.t. - pour chacun millier de beurre, suif et autres graisses, 8 d.t. - pour chacune somme d'huile pesant trois cens, 4 d.t. - ..."
texte complet de l'arrêt
1527
Une métairie située sur Les Cartes est la propriété de Nicole Papillon, Chanoine.
 
1533
16 février : consécration par Antoine de La Barre de la Chapelle Saint-James dont la construction avait commencé l'année précédente. Initialement placée sous le vocable de Notre Dame, elle devint plus tard une chapelle dite de Saint-James. Elle avait dû remplacer pour le culte une ancienne chapelle située dans l'enceinte même du Château.
Sa superficie était de 3 chaînées et demie (environ 180 m2). Elle était complètement ruinée à l'époque de la Révolution.
Elle se situait au coin de la rue des Basses Rivières et de la rue du Docteur Lebled.
1536
23 janvier : Antoine Percheron, marchand de Rochecorbon perd un de ses bateaux, une sentine qui coule sous le pont de Saumur emportant 3 muids 11 sétiers de sel.
 
1538
Jeannot, Mathieu et Michel Bonnenfant possèdent le fief de Saint-Georges.
 
1538
Victor Barguin, receveur général des aides et des tailles du Loudunois, maire de Tours, possède une closerie à Vaufoynard.
 
1538
Le Château de Vaufoynard appartient à Victor Bargien (Barguin), maire de Tours et trésorier de la reine-mère Louise de Savoie. Victor Bargien était seigneur de Vaufoinard, de Montefray, Bois-Grenier et La Forest.
 
1540
François Bonnival possède le fief de Saint-Georges.
 
1542
13 juin : François Menant vend La Dubinière à Jean Barentin. 
Plus tard elle fut possédée par le Chapitre de l'Église de Tours.
1548
François de Cyngy possède le fief de Saint-Georges.
 
1552
Gerbault, prieur des Augustins, prêche la dctrine évangélique des protestants dans les grottes de Saint-Georges et de Rochecorbon.
 
1559
La Bellangerie est un fief.
Le château du XVIIIème siècle qui s'y trouve se compose d'un corps de logis, entre deux pavillons accompagnés chacun d'un pavillon plus petit, dont celui du levant était une chapelle dite bourgeoise, dans laquelle on disait la messe en 1789
1563
Jacques Goyet possède le fief de Villeseptier.
 
1566
Une ferme existe sur l'emplacement de l'actuel Château de La Tour.
 
1570
François Joret, maire de Tours, possède une closerie à Vaufoynard.
 
1570
Le château de Vaufoynard passe à François Joret, maire de Tours de 1571 à 1572, qui le possèdera jusque 1605 et qui fît édifier le haut pavillon carré.
Les Joret étaient seigneurs de Vaufouinard (Rochecorbon), de Fontenay (Paroisse de Monnaie), de la Sagerie, des Belles-Rueries, de Beaunoyer (XVIIème siècle). Blason d'azur, à trois fasces, la première d'or, surmontée de trois étoiles rangées, de même, les deux autres ondées d'argent.
1571
Pierre Martineau possède le fief de Saint-Georges.
 
1573
La Bouchardière 1573 appartient à Nicolas Guichard, qui le léguera au Chapitre de l'Église de Tours. Celui-ci le possédera jusqu'à la Révolution.
 
1592
Citation du Moulin Gravot. Tout près, coulent les eaux de la Fontaine de la Tour, qui se jettent dans le ruisseau de Rochecorbon.
Nommé Gavot en 1592, et Gravot ou Gravotte en 1744
~1600
Le fief de Saint-Georges est racheté par le chapitre de l'Église de Tours qui le paie avec la somme qui lui avait été donnée à cet effet par Marie de la Croix.
 
1600
10 mars : arrêt condamnant Marguerite Hurault, comtesse de Maillé, dame de Rochecorbon. L'arrêt de 1523 permettait au seigneur de Rochecorbon d'exercer un péage pour les ballots de laine cordés. Un voiturier fit passé un bâteau de ballots de laine non cordés : une balle de laine lui fut prélevée pour le péage. Ce qui était contraire au droit.
texte complet de l'arrêt
     
XVIIe

 
  Construction du Château de Fontenailles.  
 
Aménagement dans le roc de la Chapelle des Souchots. Sa muraille est creusée de niches ayant abrité des statues. On y a sans doute dit la messe pendant la Révolution.
Au XIXème siècle, Madame Borde, propriétaire de la Bellangerie y fit aménager, après l'accomplissement d'un vœu, un sanctuaire qui devint lieu de pèlerinage sous le nom de Notre Dame des Roches.
1602
21 juillet : Henri IV ordonne qu'on plante des mûriers blancs aux environs de Paris, d'Orléans et de Tours. Seule, la ville de Tours accueille l'ordonnance avec la plus grande ferveur.
L'élevage du vers à soie connu son essor en Touraine du XVIe au XVIIIe siècle. Les demeures troglodytiques offrent un atout majeur : il règne dans les caves souterraines une température constante (entre 12 et 14°c) tout au long de l'année, une aubaine pour le Bombyx du mûrier qui redoute par-dessus tout les variations de températures !
1614
Destruction de la chapelle Saint-Baptiste, située dans l'enceinte du château de Rochecorbon.
 
1619
Les terres de Rochecorbon et de Maillé sont vendues par décret et acquises par Charles d'Albert, seigneur de Luynes, grand fauconnier du futur Louis XIII, puis 1er conseiller du roi Louis XIII. Les terres de Maillé prennent le nom de « Luynes » et sont érigées en son honneur en duché-pairie. La terre et le château de Rochecorbon restera dans la famille de Luynes jusqu'à la Révolution.
A cette époque le château commence déjà à tomber en ruines.
1622
Pierre, Elie et René Goyet possèdent le fief de Villeseptier.
 
1631
30 novembre : publication d'une ordonnance royale prononçant la suppression du péage sur la Loire à Rochecorbon. sont également supprimés les péages de Meung, Chaumont, Tours,...
Cette ordonnance faisait suite aux nombreuses réclamations transmises par les voitiuriers et batteliers qui dénonçaient :
- le temps d'attente perdu à ces péages,
- l'encombrement du fleuve provoqué par ces bâteaux ancrés attendant leur passage et provoquant des échouages,
- l'obligation coûteuse de faire tirer les bâteaux par des hommes,
ce qui entraînait laugmentation du prix des marchandise et entamait la liberté du commerce.
1634
Pierre Goyet possède le fief de Villeseptier.
 
1639
Le domaine de La Roche et celui de Le Morier appartiennent à Jean Patrix, avocat au siège présidial de Tours.
 
1639
La ferme située à l'emplacement de l'actuel Château de la Tour appartient à Pierre Gitton, receveur des consignations
 
1644
Plusieurs compagnons ouvriers en soye et passementiers de Tours se rendent en armes le 21 octobre à Montlouis puis Rochecorbon pour protester contre les commis préposés au prélèvement d'une taxe de 30 sols par pipe de vin.
 
1654
Selon un aveu rendu par Alexandre Cluseau, le Petit Rochecorbon (rue Lebled) est un ancien fief relevant de la Baronnerie de Rochecorbon à foi et hommage simple
 
1660
Jacques Gatien possède une closerie à La Vaudanière.
 
1665
Jean Goyet possède le fief de Villeseptier.
Villeseptier restera dans la famille Goyet jusque 1765.
1669
Construction des Armuseries, domaine entouré de terres, de bois et de vignobles.
Sous Louis XIII, il s'agissait d'un rendez-vous de chasse.
1690
Jacques Goyet possède le fief de Villeseptier.
 
1697
N.Hémon, chanoine, lègue au Chapitre de Tours sa closerie de Vaufoynard (Vaufouinard).
 
     
XVIIIe

 
1704
11 mars : tremblement de terre vers 4 h de l'après-midi.  
1713
Début de la construction du Manoir des Basses-Rivières.
Conctruction principalement au milieu du XVIIIè siècle.
1716
14 février : La Moussardière est léguée au Chapitre de Tours par Claude Trévant.
 
1716
Lors de la débâcle de la Loire le pont de Blois et la chapelle Saint-Fiacre sont détruits. Les statues de la Vierge tenant l'enfant Jésus et de Saint Fiacre qui s'y trouvaient spnt emportées par les eaux et miraculeusement retrouvées près de Rochecorbon.
C'est un pêcheur de Rochecorbon qui, 10 jours après la débâcle, retrouva la statue qu'il connaissait bien pour avoir été plusieurs fois en pélerinage à Blois.
1718
La Vaudanière s'appelle La Dupinière.
 
1720
Affaissement du rocher connu actuellement sous le nom de La Pierre Tombée. Ce bloc de 2 000 m3 s'est écroulé sur les caves situées à son pied, entraînant la mort des 17 personnes qui y travaillaient.
 
1725
22 juin : leg à l'Abbaye de Marmoutier d'une métairie située sur Les Pélus.
 
1732
François Duveau, écuyer trésorier de France, agrandit la propriété du Château de Vaufoynard par l'achat de nombreuses terres appartenant au Crochet.
 
1740
La Moussardière s'appelle Le Petit Clos.
 
1740
Selon une déclaration féodale La Rabaterie relève du fief du Crochet
 
1740
La Millardère appartient à Jean Soulas, trésorier de France à Tours
 
1740
Les fermes des Grand et Petit Beauregard appartiennent jusque 1790 à l'Hôtel Dieu de Tours. Elles furent vendues nationalement le 19 germinal de l'an III.
Alfred de Vigny avait décrit cette propriété dans les premières pages de « Cinq Mars », c'était primitivement l'une de ces grandes salles que les habitants avaient creusées afin de s'y réfugier lors des invasions.
1741
Le domaine de La Roche appartient à Pierre Lope.
 
1741
Le Château de Fontenailles appartient à Jeanne Régnault, veuve de Gilles Morel, payeur des rentes de l'Hôtel de Ville de Paris, qui le donnera à l'Hôpital Général de Tours.
 
1742
Jacques Goyet possède le fief de Villeseptier.
 
1744
Naissance de Claude-Sylvain Pâris.
Il deviendra Président du Tribunal de commerce de Nantes et sera nommé par le Premier Consul Napoléon Bonaparte le 2 juin 1801 Maire de Nantes. Il y décèdera le 9 mai 1815 en laissant une fortune de 700 000 Francs..
1747
11 juin : à Saint-Georges bénédiction d'une cloche nommée Marie, par Messire François Payelle, chevalier de Saint Louis, capitaine ingénieur en chef et par Dame Marie-Louise Cossard de Marchebourg, veuve de Messire Thomas Pallu, procureur du roi en l'élection de Chinon.
 
1755
La Loire en crue déborde au-dessus de la levée d'Amboise, ouvrant une brèche de 230 mètres de long. Les eaux s'écoulent le long de la levée, traversent la Cisse et retournent dans le lit de la Loire entre Vouvray et Rochecorbon.
 
1760
Vaudanière appartient à Letort, président trésorier de France à Tours.
 
~1760
Construction du Manoir des Basses-Rivières.  
1765
Le comte de Bar, du chef de sa femme Françoise-Scholastique-Marthe-Henriette Goyet, possède le fief de Villeseptier. Ceux-ci, le 10 octobre, vendirent ce fief à Josué-Aimé Loiseau de Montaugé, officier au régiment de Lorraine.
 
1769
Achat par le Chapitre de Tours d'une métairie sur Les Pitoisères.
Ces locaux avaient été aménagés au XVème siècle. Cette métairie était située à l'endroit où fut construit le château moderne de Bellevue
1769
Le 31 mai 1769 vers 17h30 un violent orage de grêle accompagné de vent et d'éclairs ravage les vignes.
Les vignes avaient déjà été abîmées par un orage le Noël précédent
1771
15 octobre : Athanasc-Hilaire Graslin, chanoine et sénéchal de l'église Saint-Martin de Tours, meurt à Rosnay.
 
1774
L'archevêque de Tours interdit la procession faite chaque année par les habitants de Vouvray dans la chapelle Saint Jean-Baptiste de l'ancien château-fort, en raison de son état de délabrement dangereux. Le pélerinage se déroulera ensuite à La Riche (Ordonnance de Mgr de Conziédu 6 juillet 1777).
 Les processionnaires accédaient au château par l'escalier montant à l'est du au coteau.
1777
14 février : naissance à Rochecorbon de Henri-Antoine Bon de Lignim, futur baron, général français de l'armée impériale.
 
1777
15 octobre : 5 voleurs sont exécutés à Tours. Ils étaient responsables de nombreux meurtres et vols, notamment dans la sacristie de Rochecorbon.
 
1777
Le 31 mai 1769 vers 17h30 un violent orage de grêle accompagné de vent et d'éclairs ravage les vignes.
Les vignes avaient déjà été abîmées par un orage le Noël précédent
1780
Le 17 février 1780 un éboulement de rochers détruit deux maisons, l'Olivier et le Petit Beauregard (également appelé Les Boësettières). Un enfant de deux ans est retrouvé mort sous les éboulis le 11 mars 1780.
 
1780
Reconstruction du Château de l'Olivier. Son nom vient d'un vieil olivier qui s'y plut grâce au climat. La grille qui donnait accès au parc est l'ancienne grille du potager de Chanteloup, qui fut vendue au moment de la Révolution.
A cette époque le château ne comportait qu'un rez-de-chaussée et un comble.
1781
Rochecorbon avait trois tonneliers dans son conseil municipal.
Le vin de Loire était exporté vers Paris, les Flandres, la Hollande ... Le trajet se faisait par la Loire sur des bateaux à fonds plats ; les vins voyageaient sous lies et en fûts perdus ceci explique l'importance de la tonnellerie dans la région de Tours
1784
La ferme située à l'emplacement de l'actuel Château de la Tour appartient à Louise Renée de Fescan, veuve de Charles Bernard Briçonnet, marquis d'Oysonville.
 
1786
Septembre : le Cardinal de Rohan réside au Château de l'Olivier. En disgrâce depuis l'affaire du Collier, il avait été précédemment envoyé en exil à la Chaise Dieu. Les démarches de ses parents et de ses amis étaient arrivées à leurs fins en obtenant pour lui un exil plus doux dans l'Abbaye de Marmoutier.
 
1787
Louis Joseph Charles Aimable d'Albert possédait la terre de Luynes. Il présida l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine en 1789. Il devient maire et seigneur de la municipalité de Rochecorbon en 1787, et président de l'assemblée présidiale de Tours, la même année.
 
1787
La première Municipalité de Rochecorbon est créée. Elle est composée de 2 membres de droit : le seigneur, le Duc de Luynes, et le curé, Sorin, et de 10 membres élus (1 négociant, 1 tonnelier, 1 notaire royal, 1 huissier, 1 charpentier, 1 tonnelier et 4 vignerons.
Ces municipalités furent créées en Touraine, parallèlement aux assemblées provinciales. Les municipalités élues par les communautés rurales avaient la charge de gérer les intérêts locaux et d'exécuter les décisions du gouvernement. Leurs tâches prioritaires étaient de collecter les impôts, de veiller à l'entretien des bâtiments municipaux et de proposer des constructions nouvelles, et de recueillir les vœux des habitants pour les transmettre à l'Assemblée Provinciale.
1788
21 janvier : après une période de froid vif ayant gelé la Loire, le dégel provoque une débâcle qui, partie d'Amboise où elle emporte le pont de bois elle arrive à Tours en renversant une arche du pont de pierre. Les glaces sont partiellement bloquées par les arbres des îles de Vouvray et de Rochecorbon.
 
1789
Rochecorbon est une des 26 baronnies de Touraine.
 
1790
La nouvelle municipalité de Rochecorbon est créée. Le premier magistrat de la commune est Sorin , le curé.
En 1791, Huguet sera le premier maire de Rochecorbon. En 1792, Dumesnil Patty démissionne au profit de Lequeux.
1790
Le Conseil Municipal nomme un garde des vignes.
Après le terrible hiver 1787-1788, la production de vin fut très faible. « Seuls les crus les plus réputés, tels les rouges de Chinon, ou les blancs de Vouvray, Rochecorbon et Saint-Georges, s'expédiaient mais en petites quantités car la production demeurait faible ».
1791
Jeuffrain achète le château de Vaufoynard : il est alors affranchi de droit de rachat sur le fief de la Guignardière, qui relevait de la Baronnerie de Rochecorbon, bien que réuni au duché de Luynes.
 
1793
L'abbé Sorin, curé constitutionnel, donne sa démission. Il fut membre du conseil municipal de Rochecorbon en 1787. Il était assesseur du Juge de Paix pour Saint-Georges.
 
1794
Le château de Rochecorbon est en ruines : cette gravure extraite d'un ouvrage de géographie en est le témoin.
1800
19 novembre : naissance à Rochecorbon de Henri Fournier, qui deviendra un célèbre imprimeur.
Après ses études à Tours jusque 1816 il redouble sa rhétorique puis sa philosophie. En 1818 il entre comme élève chez Firmin-Didot puis se met à son compte en août 1824. En 1855 il revient à Tours comme directeur de la maison Mame. A 69 ans il abandonne la direction à son gendre Arthur Viot.
1800
25 décembre : Hubert-Vincent-de-Paul Bourguin meurt à Vaufoynard. Il était né à Sedan en 1738, religieux puis avocat, élu membre du Conseil général d'Indre-et-Loire en 1792. Il était le mari de Marie-Anne Barnabé (voir en 1816).
 
     
XIXe

 
1803
Michel Dumaine, ministre du culte catholique, curé de Rochecorbon depuis 1797, fait jurement à la constitution le 10 fructidor de l'an dix de la République.
Il avait été incarcéré le 18 brumaire an VII à 42 ans, puis déporté le 27 brumaire à l’île de Ré.
1807
7 novembre : Brault dernier maire de Saint-Georges, cette commune étant réunie à celle de Rochecorbon, suite à un décret du 2 février 1808.
 
1808
Annexion par la commune de Rochecorbon de la commune de Saint-Georges.
 
1810
29 janvier : éboulement, évalué similaire à celui de 1820.  
1816
15 juin : Marie-Anne Barnabé, veuve de Jean-François Bouilly, le père de l'écrivain tourangeau Jean-Nicolas Bouilly, meurt à Vaufoynard le 15 juin 1816. Elle sera enterrée dans le cimetière de Rochecorbon.
Jean-Nicolas Bouilly consacra à la mémoire de sa mère un modeste monument portant cette épitaphe : Habitants de ce beau séjour !
Je laisse parmi vous la dépouille mortelle
De la femme de bien qui m'a donné le jour.
Plaignez son fils... Priez pour elle !
1817
10 janvier : par Ordonnance du Roi la limite entre Rochecorbon et la Ville-aux-Dames est fixée au mileu de la Loire. En conséquence l'Ile de Rochecorbon contenant la Métairie de l'Ile est désormais rattachée à la Vile-aux-Dames.
 
1817
21 mai : une Ordonnance du Roi établit dans la commune de Roche-Corbon, arrondissement de Tours, une foire annuelle qui aura lieu le 6 septembre.
 
1820
29 janvier : 11 morts suite à un éboulement de rochers. Le Journal d’Indre-et-Loire relate que près de Rochecorbon, le samedi 29 janvier 1820 : « Une masse de rocher, dans laquelle était construite la petite habitation d’un vigneron, s’est écroulée à dix heures du soir ; onze personnes étaient alors réunies dans cette maison, où elles veillaient ensemble, éclairées par une seule lumière. Toutes ont été ensevelies sous les ruines de ce rocher. [...] Un travail continuel, encouragé par la présence du premier magistrat de ce département, dirigé par M. l’ingénieur en chef, et le zèle infatigable des ouvriers et habitans de Rochecorbon, n’ont pu jusqu’à présent être d’aucun secours aux infortunés dont la mort paraît inévitable » (31 janvier 1820, p. 1). Le 3 février, le même journal annonce, en effet, la mort des malheureux (à l’exception d’un miraculé) par écrasement, « la cave dans laquelle ils étaient, s’étant affaissée tout à coup » (p. 1).
Extrait de L'Ami de la Religion et du Roi, tome 23, 1820, à la date du 2 mars 1820 :


"S.A.R MONSIEUR a fait remettre à M. le préfet d'Indre et Loire une somme de 600 francs, pour les malheureuses victimes du désastre de Roche-Corbon".

____________________
Le 22 juin 1821, suite aux deux éboulements de 1810 et 1820, le Préfet d'Indre-et-Loire prend un décret demandant l'inventaire des excavations existantes et l'interdiction de nouvelles.
1820
Un étage est ajouté au Château de l'Olivier.
 
1827
Les eaux de la fontaine de Touvoie, réputées pour leur pureté et leur qualité médicinale, se vendent à Paris en pharmacie à 1,50 Francs le litre. Cet essai conduit par un pharmacien de Paris ne sera pas concluant et la vente sera très rapidement abandonnée.
Cette fontaine était appelée "Fontaine de Jouvence".
1844
31 juillet : La Société archéologique de Touraine s'occupe des moyens d'obtenir la conservation de la Lanterne de Rochecorbon.
 
1844
27 novembre : la Société archéologique de Touraine renonce à l'idée d'acheter la Lanterne de Rochecobon. Mais pour autant cette Société n'abandonne pas et le sujet sera réabordé en 1846 puis 1851.
Compte-rendu : « M. le président donne connaissance à la Société des démarches qui ont été faites pour l'acquisition de la Lanterne de Rochecorbon, acquisition complètement impossible en raison des prétentions du propriétaire, M. Vaugony, qui ne demande pas moins de soixante mille francs ! »
1846
Implantation d'une station de télégraphe.  
1851
Découverte sur le territoire de Saint-Georges d'une tombe appartenant à l'époque mérovingienne (448-752), qui contenait des perles, un anneau en cuivre et un bracelet.
 
1851
Victime de l'exode rural la commune est passée de 1 722 habitants en 1841 à 1 576 habitants en cette année 1851.
Avec la crise liée au phylloxéra de la fin du XIXè la population baissera jusque 1 544 en 1896.
1851
30 juillet : la Société archéologique de Touraine intervient auprès du Préfet pour la conservation de la Lanterne.
 
1852
28 avril : les actions de la Société archéologique de Touraine pour la conservation de la Lanterne sont abandonnées.
Compte-rendu : « M. le président entre dans quelques explications sur les démarches qu'a faites M. le préfet pour la conservation de la Lanterne de Rochecorbon. Il résulte des explications de M. le président que cette construction ne paraît pas pouvoir être conservée, son état de dégradation ne permettant pas une restauration aussi complète qu'on pourrait le désirer dans l'intérêt de la sécurité des habitations du voisinage. »
1857
Le docteur Lebled, médecin à Rochecorbon, publie un "mémoire sur l'épidémie de rougeole et de suette miliaire qui a sévi dans la commune de Rochecorbon pendant les mois de février, mars et avril, lu à la Société médicale du département d'Indre-et-Loire dans sa séance du 7 mai 1857".
 La bonne prononciation du nom de ce médecin est "Leblé" : en effet "Le Bled" est l'ancienne orthogaphe française du terme "Le Blé".
1863
12 mai : naissance de Charles Bordes.
 
1867
Paul Colonnier, instituteur à Rochecorbon, publie sa méthode pratique pour la conjugaison des verbes réguliers et irréguliers.
Son ouvrage sera couronné par la Société pour l'Instruction élémentaire.
1867
Eboulement d'une cavité à proximité de l'ancien four à chaux du Fourneau.  
1871
Découverte de l'oppidum.  
1873
Construction du château de Bellevue.
 
1887
30 mai : le conseil municipal demande l'aménagement de la place du Croissant et des plantations d'arbres.
Ce projet ne sera pas exécuté immédiatement car le 19 mai 1889, il est décidé d'aplanir la place à la suite de plusieurs réclamations. Les plantations d'arbres reviennent à l'ordre du jour le 16 mai 1901, ces arbres étant prévus pour donner de l'ombre l'été aux voyageurs attendant le tramway.

1888
novembre : le conseil municipal de Rochecorbon décide de vendre le cimetière de Saint-Georges considéré comme « non rentable »…
Cette histoire dura de nombreuses années avant d'être réglée.
1888
Le conseil municipal donne l'autorisation d'importer des vignes étrangères.
A la fin du XIXème siècle, s'étendit sur l'Europe de l'Ouest la crise du phylloxéra dont Rochecorbon, comme toutes les communes viticoles, souffrit énormément. Le vignoble de Rochecorbon fut presque entièrement détruit et de nombreux vignerons furent ruinés.
1889
Pas de vendanges depuis dix ans à cause du phylloxéra, le conseil municipal demande des indemnités au préfet pour les vignerons.
 
1889
La villa Charly appartient au baron Paul de Bourgoing.  
~1890
Le château de Montgouverne est habité par un perruquier qui le transforme en ajoutant deux tours d'angle dans lesquelles il fait installer des cabinets de toilette.
1890
Agrandissement du Château de l'Olivier (surélévation d'un étage).  
1891
9 août : le conseil municipal de Rochecorbon décide le déplacement du cimetière (les cimétières devant de par la Loi quitter les centre-villes). Le choix du terrain ne se fait pas sans peine ; ce n'est que le 19 février 1893 que l'emplacement du nouveau cimetière au lieu dit la Charité, est décidé. Entre-temps, d'autres terrains avaient été proposés, puis rejetés pour diverses raisons (terrains de nature rocheuse, terrains humides...)
En 1891, le projet de budget pour le cimetière était de 3 600 Francs ; le devis effectué en juillet 1893, par un architecte de Tours, était de 9 500 Francs ; en fin de réalisation, le coût de revient fut de 15 637,78 Frs
1895
25 août : inauguration du nouveau cimetière. Une concession gratuite à perpétuité est alors offerte pour le premier occupant quelle que soit sa situation de fortune. Les tombes de l'ancien cimetière sont ensuite transférées.
En février 1900, le conseil municipal décida le transfert des cendres du Docteur Lebled dans le nouveau cimetière, inaugurant ainsi l'emplacement réservé pour les bienfaiteurs de la commune. En 1920, on attribua un emplacement réservé aux militaires morts pour la patrie. L'ancien cimetière fut classé jardin public en juin 1901, puis déclaré place publique en mai 1910.
1897
21 février : le conseil refuse l'installation du téléphone qu'il ne juge pas de première nécessité.
En juin 1904, le conseil et le maire, Monsieur Loré, demanderont l'installation du téléphone sur la commune.
1892
26 mai : le conseil demande au maire d'entrer en contact avec Monsieur le Comte Pontécarré, propriétaire du château de la Tour, pour convenir de l'achat de terrains en vue de l'élargissement de l'entrée du bourg.
Le Comte de Pontécarré abandonnera une partie de ses terrains en mars 1894. Les travaux seront relativement vite faits, puisque août 1895 aura lieu un vote pour une fête à l'occasion de l'inauguration de l'entrée du bourg.
1898
La commune est encore en difficulté financière si on en juge par le refus de réfection de la Lanterne en prétextant toujours la ruine de la commune par le phylloxéra.
 
1899
De nombreuses plaintes sont déposées au sujet des mauvaises odeurs provenant de l'usine d'équarrissage de Saint-Pierre-des-Corps.
 
1900
Fin de la construction du Château de la Tour.
 
1900
30 novembre : déraillement du tramway à vapeur provoqué par une pierre de 17 kg qui avait été déposée sur la voie.
 
     
XXe

 
1902
L'abbé Ferrand reçoit un blâme du conseil municipal car il avait fait reconstruire la Croix du Jubilé au bas du chemin qui va des Hautes Gâtinières à la rue des Clouets, sans autorisation dudit conseil municipal.
 
1904
13 novembre : le conseil municipal étudie la possibilité de placer quelques lanternes à Rochecorbon, car la circulation de nuit est dangereuse.
Ce projet est mis en réalisation en janvier 1906 par l'achat de 9 lanternes. Il s'agit alors d'un éclairage à huile.
1906
19 février, on pouvait lire dans le journal La Croix : "Un maçon, Aubert, 36 ans, demeurant à Rochecorbon (Indre-et-Loire) était occupé à piquer un bloc de pierre dans une cave, à Vouvray, quand un éboulement se produisit ; le malheureux fut enseveli ; quand on le retira, il avait succombé."
 
1908
A la suite d'une souscription pour le goudronnage de la route nationale, le conseil municipal transmet ce vœu à Monsieur le Ministre des Travaux Publics.
 
1910
Un parisien, Mr Barbe, demande l'autorisation de fonder et d'exploiter à Rochecorbon une station thermale avec l'eau de la Fontaine de Jouvence, au lieu dit Moulin de Touvoie, ainsi que la création d'un casino avec concert vocal et instrumental, théâtre, jeux (tennis, etc.).
Le conseil estime que ce serait favorable à la commune. Ce projet avortera très vite du fait du refus du casino par la Préfecture.
1911
La commune obtient l'accord pour une installation électrique sur une durée de 25 ans, puis sur 40 ans. En novembre 1911, la commune reçoit pour l'éclairage du bourg une indemnité de 5 Francs (or) par kilomètre de ligne.
Ce n'est en fait que pendant l'entre deux guerres et surtout après 1930, que se fera le véritable démarrage d'électrification dans les habitations car l'électricité était un luxe.
1915
Création de deux hôpitaux destinés à accueillir les victimes de la guerre : le premier, le 28 août 1915, placé sous la direction de la Croix Rouge, s'installe à Vauvert. Le deuxième, le 15 août 1915, est installé au Château de la Tour, dont le propriétaire est Monsieur Moron. Il s'agit alors d'un hôpital militaire.
Le Conseil Municipal vote alors une subvention de 50 Francs pour les blessés.
Le 13 février 1916, une subvention de 1 000 Francs est allouée à l'hôpital militaire n° 26 par le conseil municipal de Rochecorbon.
1918
5 juillet : Le Figaro publie ce télégramme : « Les officiers et soldats aveugles des écoles du Permanent Blind Relief War Found de New-York, installés provisoirement au château de Rochecorbon, près de Tours, prient M. l'ambassadeur des États-Unis, à l'occasion de la fête du 4 juillet, de vouloir bien transmettre à son gouvernement et à leurs camarades de l'armée américaine l'expression de leur gratitude, de leur enthousiasme et de leur confiance. Ils ont perdu leurs yeux sur les champs de bataille des Flandres, de la Somme, de la Champagne ou de Verdun, et, avec une consolation et un bonheur indicibles, voient s'approcher l'heure où, par le concours de l'armée américaine et des nations alliées, lé monde civilisé recevra le prix du sacrifice qu'ils ont fait en combattant pour la liberté de leur patrie et l'indépendance des peuples. »

1919
10 septembre : incendie du Château de Villeseptier. Il appartenait alors à Mme de Bernière.
Mme de Bernière, née Hovelt, fut une grande voyageuse. Son mari était contrôleur des Douanes à Pékin au moment de la révolte des Boxers en 1900. De Pékin, elle eut le loisir de faire plusieurs fois, vers 1895, le voyage Chine-France, soit en passant par les U.S.A., soit en traversant la Chine, la Sibérie, la Russie. A son retour en France, elle choisit le château de Villeseptier à Rochecorbon. Elle y vécut jusqu'à l'incendie de 1919, puis logea au Grand Mauléon jusqu'à sa mort.
1921
Ouverture du préventorium de Vauvert.
 
1923
Inscription de l'Église sur la liste des monuments classés par le ministre de l'instruction publique et des beaux Arts.
L'abbé Savoie avait proposé en 1919 au conseil municipal de faire des démarches pour classer l'Église, de Rochecorbon comme monument historique
1926
Ouverture de la pouponnière des Rives à Vauvert.
 
1933
16 janvier : 3 morts suite à un éboulement de rochers.

L'Humanité - Mardi 17 janvier 1933
1937
16 septembre : un bloc de tuffeau se détache du coteau et s'abat sur le jeune Bernard Letourmy, 10 ans.
L'enfant est tué sur le coup. L'Humanité 17 septembre 1937.
1938
26 décembre : la Loire est gélée, parsemée de gros blocs de glace.

Au même moment les lacs des bois de Boulogne et de Vincennes, près de Paris, sont recouverts de 10 cm de glace, et le lac d'Enghien et le canal de Versailles sont officiellement ouverts aux patineurs.
1944
Bombardement. Quelques bombes de 250 kg s'abattent sur la commune en détruisant une quinzaine de maisons et blessant 5 persones.  
1945
27 août : au Moulin de Touvoie début du tournage du film La Belle et la Bête, de Jean Cocteau.
Le tournage se déroulera du 27 août au 12 septembre.
2010
30 avril : éboulement.  



Claude Mettavant 2012